Document de recherche 16- Janv. 2008

La libéralisation du commerce des services de santé : trouver un équilibre entre les intérêts liés au mode 4 de l’AGCS et la nécessité de garantir un accès universel aux services de base.

La santé est un droit fondamental. Ce droit est accordé à tous les êtres humains par le biais des constitutions nationales et divers instruments internationaux qui ont été signés et ratifiés par de nombreux, si ce n’est tous les gouvernements du monde. L’accès à des services de santé de base est inhérent au droit à la santé. Il impose aux États de faire en sorte que chaque citoyen puisse en bénéficier.

Au-delà de son caractère obligatoire, l’accès universel aux soins est un objectif de développement auquel nombre de pays s’efforcent de parvenir.Dans de nombreux pays en développement, en particulier en Afrique subsaharienne, où les systèmes de santé sont défaillants, il est très difficile pour les gouvernements de réaliser cet objectif.

La mondialisation a entraîné un mouvement de plus en plus important des personnes physiques fournissant des services de santé. Si une grande partie de ces mouvements a lieu entre les pays développés et à l’intérieur de ceux-ci, la tendance actuelle, qui voit de nombreux professionnels de la santé des pays en développement émigrer vers les pays développés, est plus inquiétante. Alors que le Virus de l’immunodéficience humaine /Syndrome d’immunodéficience acquise (VIH/sida), le paludisme, la tuberculose et d’autres maladies guérissables continuent de provoquer un nombre incalculable de décès sur le continent africain, l’exode des professionnels de la santé n’est pas sans poser de sérieux problèmes et d’alimenter les discussions dans les instances internationales.

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