Document de recherche 44- mars 2012

Peut-on parler d’un essor exceptionnel du Sud ?

Ce rapport défend que le taux de croissance exceptionnel enregistré depuis le début du XXIe siècle par les pays en développement, par rapport aux économies avancées, n’est pas tant dû à l’amélioration de leurs paramètres économiques fondamentaux qu’à une conjoncture économique mondiale extrêmement favorable, construite principalement par les politiques intenables des économies avancées.

La Chine est le seul pays en développement à avoir eu une influence majeure sur la conjoncture économique mondiale, et plus particulièrement sur les prix des produits de base. Sa croissance repose toutefois sur deux facteurs qu’il est impossible de reproduire ou d’entretenir sur le long terme : d’abord, une rapide expansion de ses exportations vers les économies avancées, puis, depuis l’éclatement de la crise, la flambée des investissements.

Afin de maintenir une croissance rapide, les économies asiatiques tirées par l’exportation doivent réduire leur dépendance aux marchés étrangers. Pour être économiquement plus autonomes et enregistrer une croissance rapide et durable, les pays d’Afrique et d’Amérique latine exportateurs de produits de base doivent limiter leur dépendance aux mouvements de capitaux et aux recettes tirées de l’exportation des produits de base ; deux facteurs déterminants de leur croissance que l’Etat ne peut pas maîtriser.

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